Les patients SAOS traités qui restent somnolents

Dans cet article nous allons voir les différentes possibilités de prise en charge chez les patients SAOS traités qui restent somnolents malgré le traitement par PPC.

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Introduction

Le président de séance Jean-Claude Meurice nous présente les différents orateurs ainsi que les sujets de leurs interventions.

  • De quoi parlons-nous ? Définition, prévalence et répercussions
  • Attention à la somnolence dépressive !
  • L’hypersomnie post-hypoxique : ça existe ?
  • Les médicaments : pour qui ? Comment ?

De quoi parlons-nous Définition, prévalence et répercussions

SAOS traités somnolents De quoi parlons-nous Définition, prévalence et répercussions

Définition

Stéphania Redolfi pose le sujet de ce symposium. Lorsque le patient est somnolent avant la mise en place de son traitement par PPC et que celui-ci la corrige, on parle de somnolence traitée. Lorsque le patient était somnolent avant son traitement et qu’il le reste après, on parle de somnolence résiduelle. Par contre si le patient n’était pas somnolent avant son traitement par PPC mais qu’il le devient, on parle de somnolence émergente. Si la somnolence du patient était variable et qu’elle le reste après traitement il s’agit de somnolence fluctuante. Ce symposium concerne donc ces profils de patients. Il faut reconstruire la somnolence du patient dans le temps pour avoir des indications sur son profil. Autrement dit savoir s’il s’agit d’une somnolence fluctuante, résiduelle ou émergente.

Diagnostic des SAOS traités qui restent somnolents

Il est important de savoir de quel type de SAS le patient est atteint. Autrement dit avoir accès aux données polysomnographiques car l’IAH ne sera pas assez précis dans ce cas. La désaturation, le type d’apnée (centrale ou obstructive), la fragmentation et l’architecture du sommeil ainsi que le type de trouble du sommeil sont des données essentielles. Il convient également d’analyser le patient au cours du temps, est-il toujours le même? Son poids, ses traitements médicamenteux, ses pathologies associées, son hygiène de sommeil sont-ils toujours les même? Dans ce cas faut-il refaire une polysomnographie?

Le traitement

Les objectifs du traitement sont de normaliser la respiration au cours du sommeil. Mais aussi de contrôler la symptomatologie associée comme la somnolence par exemple. Pour cela il faut une bonne observance du traitement et donc le meilleur confort possible du matériel pour le patient. Pour déterminer si la respiration est bien normalisée, l’IAH sera un bon indicateur. Ceci à condition que la machine soit utilisée suffisamment longtemps chaque nuit et qu’il n’y ai pas de fuite ou d’autres problèmes. Un délai d’utilisation de 1 à 3 mois est nécessaire avant de réévaluer la situation.

Les répercussions des SAOS traités qui restent somnolents

Les répercussions de la somnolence malgré un traitement PPC sont nombreuses. Fatigue, irritabilité, mémoire, concentration, trouble de l’attention, baisse de la vigilance, des fonctions exécutives et de la réactivité affectent la vie du patient. Cela nécessite un interrogatoire approfondi qui ne peut pas être résumé par un simple score de l’échelle d’Epworth.

Attention à la somnolence dépressive !

Attention à la somnolence dépressive !

Jean-Arthur Micoulaud nous présente la somnolence dépressive et l’importance de prendre en compte cette dimension-là. Les trois principales causes de plaintes de somnolence sont la privation de sommeil, l’obésité et la dépression. La dépression altère la qualité du sommeil et l’échelle de Pichot et/ou l’echelle PHQ-4 permettent de déterminer les cas de dépression. Autrement dit de voir si la somnolence d’un patient SAOS malgré un traitement par PPC peut être liée à une dépression.

Il ne faut pas confondre l’hypersomnolence symptôme et le trouble d’hypersomnolence. Comment poser un diagnostique? L’hypersomnolence est une somnolence associée à des répercutions fonctionnelles importantes comme nous les avons listées plus haut. L’hypersomnolence secondaire est une altération de la qualité du sommeil. Elle est réversible en corrigeant cette altération. Elle peut être comportementale, environnementale ou liée à un autre trouble. Au contraire dans le trouble hypersomnolence, l’hyppersomnolence n’est que partiellement réversible en améliorant la qualité et la durée du sommeil. Cela est du à une altération des systèmes de régulation de l’éveil. Sont ainsi concernées les hypersomnies associées à un trouble psychiatrique ou médical et les hypersomnies centrales comme la narcolepsie par exemple.

Ainsi explorer cette dimension chez les patients SAOS traités qui restent somnolents peut s’avérer très pertinent.

L’hypersomnie post-hypoxique : ça existe ?

L’hypersomnie post-hypoxique  ça existe

Isabelle Arnulf nous présente l’hypersomnie post-hypoxique. Elle indique de s’assurer qu’il s’agit bien de somnolence lorsque celle-ci persiste après traitement par PPC. Car la somnolence ne doit pas être confondue avec la fatigue ou l’apathie. Il faut également vérifier les causes neurobiologiques de somnolence comme la narcolepsie par exemple. Ou encore le syndrome des jambes sans repos car 1/3 de ces personnes sont somnolentes. Mais aussi les parasomnie de sommeil lent profond car 45% de ces personnes sont somnolentes. Aussi des pathologies comme la myopathie de Steinert, le syndrome de Prader Willi, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaque peuvent provoquer de la somnolence.

Une fois que toutes ces causes possibles sont éliminés il reste l’hypersomnie post-hypoxique qui constitue principalement un diagnostic d’exclusion.

Les médicaments : pour qui ? Comment ? (patients SAOS traités qui restent somnolents)

Les médicaments  pour qui  Comment

Jean-Louis Pepin présente la prise en charge médicamenteuse de la fatigue résiduelle des patients sous PPC. Sa conférence est décrite de manière plus détaillée dans les derniers paragraphes de cet article.

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